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Belphégor

Belphégor

Une série créée par Gérald Dupeyrot et réalisée par Jean-Christophe Roger

D’après le roman d’Arthur Bernède

© 2000 France 2/France 3/Les Armateurs/Cymax Productions/Les Productions Tooncan Inc.

Format : 26 x 26’

Genre : Série TV d’animation 2D

Nationalité : France – Belgique - Canada

Cible : Adulte

 

L’HISTOIRE
Il y a le Paris maléfique et souterrain, ce Paris de miasmes et d’ombres, c’est le Paris de Belphégor… Le cynique et implacable criminel masqué en surgit pour frapper qui il veut, quand il veut, où il veut ! Il semble que la police n’y puisse pas grand chose, malgré le bon sens têtu du commissaire Ménardier, malgré le concours du fougueux journaliste Bellegarde et de Sarah, sa consœur, rivale néanmoins.
 
 

Crédits

Producteur délégué : Didier Brunner (Les Armateurs)

Producteurs exécutifs : Didier Brunner, Paul Cadieux

Coproducteurs : Les Armateurs / France 2 / France 3 / Cymax Productions / Les Productions Tooncan

Œuvre d’origine : Belphégor, roman policier d’Arthur Bernède

Réalisation : Jean-Christophe Roger

Graphisme : Frédéric Bézian

Bible littéraire et direction d’écriture : Gérald Dupeyrot

Musique : Robert Marcel Lepage

Vidéo France: France Télévisions Distribution

Ventes étranger : Europe Image

Edition littéraire : Editions Mango

Diffusions TV : France 2, France 3

 

Avec la participation de Canal Famille et du Centre National de la Cinématographie
Avec l’aide de Canada – Crédit d’impôt pour film ou video canadien et Québec – Crédit d’impôt cinéma et télévision
Avec le soutien de la Procirep

Bonus - En savoir plus

L’ombre de Belphégor plane à nouveau sur Paris... Voilà des années, l’aventurière qui sous le nom de Belphégor hantait au Louvre la salle des Dieux Barbares, avait tragiquement mis fin à ses jours pour échapper à la police. La rumeur populaire commente et amplifie jusqu’à l’absurde les manchettes des quotidiens et les bulletins (qui se voudraient rassurants) des journaux télévisés.

“Mais n’était-il pas, ou plutôt, n’était-elle pas morte? - Vous savez, on ne peut être sûr de rien, depuis tout ce temps, et puis ça n’est sûrement pas le même Belphégor... Mais elle avait dit qu’elle reviendrait... Quelle blague, moi, je ne crois pas aux revenants... Il n’empêche que maintenant, Il est là, Il est de retour...”.

Belphégor rôde à nouveau sur les lieux de ses anciens méfaits, le Musée du Louvre. Immense dédale de couloirs et de salles où veillent des oeuvres énigmatiques de génies disparus... Où des statues, qui présidèrent il y a des siècles à des cultes immondes, contemplent aujourd’hui de leurs yeux vides la foule des visiteurs insouciants... Où dans la pierre des stèles, des signes indéchiffrables annoncent des cataclysmes à venir et des épidémies implacables...Car derrière le décor quotidien du Paris familier, il y a celui qui ne figure ni sur les plans les plus détaillés, ni sur les guides les mieux documentés. L’autre Paris, le Paris mystérieux d’au-delà des apparences. Maléfique et souterrain, déjà disparu aussitôt qu’entrevu, ce Paris de miasmes et d’ombres qu’on aurait pu croire à jamais chassées par les vivaces et assainissantes avancées urbanistiques de ces dernières décennies, c’est le Paris de Belphégor...

Qui est Belphégor ? Où se cache t-il ? Pourquoi toujours les pistes s’arrêtent-elles à ses complices d’occasion, qui à chaque fois n’en savent pas plus que ce que Belphégor a jugé utile de leur confier en vue du strict accomplissement de leurs forfaits ?

Chaque nouvelle enquête plonge dans un Paris insoupçonné, où plus rien de ce qui était apparemment le mieux assuré, ne semble plus acquis aux limiers lancés à la poursuite de Belphégor. Le doute s’installe, et chacun finit par soupçonner les plus insoupçonnables, son meilleur ami, son plus proche voisin, l’homme ou la femme de sa vie...

Et à la fin de chaque épisode de la série, quand tous, spectateurs et enquêteurs, croient enfin le tenir, quand son identité semble devenir l’évidence, ne voilà-t-il pas que sur une ultime pirouette, un dernier sarcasme, Belphégor glisse entre les doigts de ses pisteurs, et leurs mains ne se referment que sur son ombre, son masque ou son parfum.

En 26 épisodes, voici revisité, revivifié, le mythe de Belphégor. Histoire après histoire, le spectateur se trouve entraîné parmi les hauts lieux de Paris : le Louvre, qui demeure le lieu géométrique des crimes et des errements de Belphégor, mais aussi des endroits aussi variés et chargés d’histoire et d’émotion que Notre-Dame de Paris, le Zoo de Vincennes, le Musée du crime de la Préfecture de police, les Grands Magasins la nuit, le Musée Grévin, la Galerie Vivienne... et tant d’autres.

Après avoir vu la série, pas un Parisien, pas un touriste qui ne toquera à la paroi des colonnes Maurice pour vérifier si elles sont bien creuses (dans le quatrième épisode de la série, ne conduisaient-elles pas à des labyrinthes souterrains ?). Ou qui ne se cassera les ongles à essayer de soulever les dalles du Pont Alexandre III, persuadé que dans ses piles descendent des escaliers suintants vers des salles immergées. Et ne parlons pas de cette tombe à double issue du Père-Lachaise, ni des lacs des Buttes-Chaumont dont l’assèchement ne manquerait pas de révéler en leur fond la trappe sous laquelle dort encore l’un des inestimables butins de Belphégor.
Tel est l’improbable guide touristique, qu’épisode après épisode, nous constitue cette série, celui d’un Paris fantasmatique, véritable second rôle de chaque histoire après celui du personnage titre.