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Kirikou et la sorcière

Kirikou et la sorcière
Un film de Michel Ocelot
Copyright : © 1998 Les Armateurs/Odec Kid Cartoons/France 3 Cinéma/Monipoly/Trans Europe Film/Exposure/RTBF/Studio O        
Durée : 71’
Genre : Long métrage d’animation 2D
Nationalité : France / Belgique / Luxembourg
Cible : Tout public
Date de sortie en salles en France : 9 décembre 1998
 

L’HISTOIRE

Une petite voix se fait entendre dans le ventre d’une femme enceinte : « Mère, enfante-moi ! ». « Un enfant qui parle dans le ventre de sa mère s’enfante tout seul » répond la mère. Un tout petit bonhomme vient ainsi au monde, coupe le cordon et déclare : « Je m’appelle Kirikou ». Le minuscule Kirikou naît dans un village d’Afrique sur lequel une sorcière, Karaba, a jeté un terrible sort : la source est asséchée, les villageois rançonnés, les hommes sont kidnappés et disparaissent mystérieusement. « Elle les mange » soutiennent les villageois dans leur hantise… Karaba est une femme superbe et cruelle, entourée de fétiches soumis et redoutables. Mais Kirikou, sitôt sorti du ventre de sa mère, veut délivrer le village de son emprise maléfique et découvrir le secret de sa méchanceté. Au travers d’aventures fantastiques, Kirikou arrivera jusqu’à la Montagne Interdite. Là, attend le Sage qui connaît le secret de Karaba la sorcière…
 

Extrait

Crédits

Producteurs délégués : Didier Brunner / Jacques et Violette Vercruyssen-Wacha / Paul Thiltges

Producteurs associés : Jacqueline Pierreux / Jean-Claude Lamy

Coproducteurs : Les Armateurs, Odec Kid Cartoons, Monipoly Productions, Trans Europe Film, Studio O, France 3 Cinéma, R.T.B.F

Réalisation, Scénario, dialogues et graphisme : Michel Ocelot

Musique : Youssou N'Dour

Paroles : Michel Ocelot

Editions musicales : Emi Virgin Music Publishing France

Album disponible chez Delabel

Distribution salle France : Gebeka Films

Distribution vidéo France : France Télévisions Distribution

Distribution Internationale : France Télévisions Distribution

Droits dérivés France : France Télévisions Distribution

Edition littéraire : Milan, Le Seuil

Diffusions TV : Canal +, France 3, Disney Channel, Canal J, Gulli, TV5

 

Avec le soutien du Fonds Eurimages du Conseil de l’Europe, du Centre National de la Cinématographie, Programme Média de l'Union Européenne et de Cartoon, du Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Communauté Française de Belgique, de l'Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT), du Pôle Image d’Angoulême et de la Procirep
Avec la participation de Canal+ et du Fonds National de Soutien à la Production Audiovisuelle, Luxembourg

Prix : 

Grand Prix du long-métrage - Festival International du Film d’animation d’Annecy (France, 1999) / British Animation Awards – Best European Feature Film (Londres, Royaume-Uni, 2002) / Festival International du Film pour enfants - Special Prize of the Jury (Montreal, Canada)...

 

Interview

INTERVIEW MICHEL OCELOT

 
Le grand public vous a découvert en 1998 avec Kirikou et la sorcière qui je vous le rappelle a réuni plus d’un million et demi de spectateurs en salles. Est-ce que vous vous attendiez à ce succès ?
Disons que le succès, on s’y habitue très vite. La surprise, c’est peut-être la profondeur du succès. Ce n’est pas tellement le nombre de personnes qui ont vu le film à travers le monde mais les retours que j’en ai eu et à quel point ça touche au moins une génération. C’est même un peu troublant.  Il y a tant d’enfants qui le voient tous les jours depuis je ne sais combien de temps et qui apprennent la vie avec ce petit enfant. Il y a tous les âges, aussi des jeunes gens qui sont venus me remercier puis des grands parents, et ça dans tous les pays du monde. Je ne l’avais pas prévu de cette nature.
En général, toutes les critiques ont élogieuses. Dans certains pays, ça a bien marché. Dans d’autres pas, comme en Espagne. Ca a très bien marché en Italie où Kirikou est devenu un héros comme en France. Le premier pays qui l’a acheté, en disant que dans un an ce serait un film culte, c’est la Norvège. Les Norvégiens n’ont aucun rapport avec l’Afrique mais les distributeurs ont tout de suite dit « On vous l’achète, ce sera un grand succès. ». Et ce fut un grand succès. L’Education Nationale a acheté le film pour les classes de Français, ce qui fait que les petits norvégiens vont parler français avec l’accent de Dakar. En Grande-Bretagne, on m’a demandé si c’était une allusion au Christ. En Corée, on m’a demandé si mon film était d’inspiration bouddhiste. En Algérie, on m’a demandé s’il était d’inspiration musulmane.
On sait que les anglo-saxons ont peur de tout ce qui concerne le corps et la nudité. A cause de ça, on espérait que je mettrai des soutiens gorges et des culottes aux petits garçons. Je suis parvenu à éviter ça mais ça a été une lutte presque quotidienne pendant tout le tournage et j’ai eu raison de tenir bon car le résultat a été un film, tout en étant extrêmement physique, un film absolument pur que personne n’a remis en question.
 
A quoi attribuez-vous le succès planétaire de Kirikou ?
D’abord, les succès, on ne les explique pas. Mais on peut trouver des raisons. Pour moi, la principale, c’est que j’ai fait quelque chose d’absolument honnête et tous les sentiments que j’exprime, je les ressens. Le public le sent et est touché. Ca me semble aussi simple que ça. Et je n’ai accepté de mettre de l’eau dans mon vin. Il n’y a pas d’alliage, c’est pur. Et un de mes étonnements, c’est la jeunesse de mon public. Il est âgé et très âgé mais commence réellement à l’âge de 2 ans. Je ne m’y attendais pas du tout. Je pense que tout le monde aime être pris au sérieux et voir qu’on ne lui refile pas de la camelote. L’histoire, je l’ai trouvée dans un conte africain lu à l’âge adulte. Mais le fait d’avoir passé mon enfance en Afrique m’a permis évidemment de faire un film qui sonne très juste. Ceux qui ne connaissent pas les fleurs africaines sentent quand même que je n’ai pas fait les fleurs de Blanche Neige. Je pense que quand je suis sorti du ventre de ma maman, j’ai saisi un crayon et je me suis mis à dessiner…et je n’ai pas arrêté. Ensuite, j’ai joué, j’ai fait jouer mes frères et sœurs et petits camarades, je me suis déguisé, j’ai décoré la maison pour les fêtes. Je ne me suis jamais ennuyé, j’ai toujours bricolé, coupé, collé, peint…  

La chanson de Kirikou

Dans le village, l’eau et les hommes avaient disparu
Les femmes pleuraient et tremblaient devant la sorcière
Kirikou seul savait où trouver notre grand-père
Kirikou mon ami nous a redonné la vie
Kirikou n’est pas grand, mais il est vaillant
Kirikou est petit, mais c’est mon ami
Kirikou n’est pas grand, mais il est vaillant
Kirikou est petit, mais c’est mon ami

Sur la route des flamboyants
Du haut de la case de Karaba
Les fétiches surveillent le village
Kirikou demande pourquoi Karaba est si méchante
Kirikou mon ami nous a redonné la vie
Kirikou n’est pas grand, mais il est vaillant
Kirikou est petit, mais c’est mon ami
Kirikou n’est pas grand, mais il est vaillant
Kirikou est petit, mais c’est mon ami

Kirikou est petit, mais c’est mon ami,
mais c’est mon ami
Kirikou n’est pas grand, mais il est vaillant,
mais il est vaillant

Kirikou n’est pas grand, mais il est vaillant
Kirikou est petit, mais c’est mon ami
Kirikou n’est pas grand, mais il est vaillant
Kirikou est petit, mais c’est mon ami ……