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Les Grandes Grandes Vacances

Les Grandes Grandes Vacances

Une série réalisée par Paul Leluc

D’après une idée originale de Delphine Maury et Olivier Vinuesa

Durée : 10 x 26’

Genre : Série d’animation

Cible : Familiale

Diffusion du 20 au 30 avril 2015 sur France 3 / Sortie DVD le 3 juin 2015

 

L’HISTOIRE 
Été 1939, Ernest, 11 ans, et Colette, 6 ans, deux petits parisiens, passent un weekend en Normandie chez leurs grands-parents. La France entre en guerre et décision est prise de les tenir éloignés de Paris, le temps de « voir venir ». Ce séjour qui devait durer quelques semaines s'étendra sur les cinq années de la guerre, se transformant en « grandes grandes vacances »…
Réfugiés dans un monde rural qui leur est totalement étranger, Ernest et Colette vont s'ouvrir à une nouvelle vie grâce à la bande d'enfants du village, au travail à la ferme, à la découverte de la nature et des animaux. Mais ils seront également confrontés à l'occupation allemande, aux réquisitions, aux privations, à la perte d'être chers, au patriotisme. Ils vont devoir grandir et s'adapter dans un monde en guerre qui bouleverse tous leurs repères.
 

Crédits

Producteur délégué : Les Armateurs

Coproducteurs : Les Armateurs / Blue Spirit Studios

Bible littéraire : Delphine Maury, Olivier Vinuesa, Alain Serluppus et Timothée de Fombelle

Scénario et dialogues : Delphine Maury, Olivier Vinuesa, Alain Serluppus, Guillaume Mautalent & Sébastien Oursel
Conseiller historique : Dominique Missika

Graphisme : Emile Bravo
Distribution Vidéo / VOD France : France Télévisions Distribution
Distribution internationale : Cyber Group Studios

Diffuseurs : France Télévisions et Canal +
Edition littéraire : Bayard

Voir un extrait

Mot de Delphine Maury, à l'initiative du projet

J’ai grandi à la campagne, puis j’ai vécu la ville comme une privation de liberté. J’ai donc voulu raconter le chemin inverse : la découverte de la campagne par des citadins, et comment la liberté de corps permettait de grandir de façon responsable et autonome.

Or, le monde étant pas mal dominé aujourd’hui par la peur, il est difficile de mettre en scène cette liberté. Les enfants, à vélo, doivent absolument porter un casque et des genouillères, par exemple. Et ils ne sont plus libres d’aller et venir comme il y a encore trente ans. En cherchant à contourner ces interdits, j’ai décidé de situer l’histoire de ces deux petits parisiens dans le passé.

Olivier Vinuesa a eu l’idée lumineuse de placer l’histoire des Grandes Grandes Vacances pendant la guerre : il était alors ultracourant d’envoyer les enfants à la campagne pour les protéger des bombardements. Comme je ne connaissais pas grand-chose au quotidien de cette époque, j’ai renoué avec mon passé en ethnologie et suis allée interroger des gens qui avaient vécu leur enfance pendant la guerre. Grâce au bouche-à-oreille, j’ai ainsi rencontré et enregistré une vingtaine de personnes.

J’ai notamment découvert la place magnifique des femmes et des filles durant cette période, leur courage et la manière dont elles prenaient leur vie en main, ainsi que des récits bien plus nuancés que dans les livres d’histoire sur les relations avec l’occupant, entre les gens. Je me suis alors demandé comment rendre compte, le plus positivement possible, de ces témoignages.

Assez vite, la nécessité du « feuilletonnant » s’est imposée afin de pouvoir suivre les enfants dans ce parcours initiatique et de restituer la vérité chronologique de la guerre.

Ainsi, dans la série, la petite histoire est toujours entrelacée à la grande. Je dois le titre de la série à un médecin de ville que j’ai interrogé sur son adolescence durant la guerre. Il s’est exclamé : « Mais la guerre, c’était les grandes grandes vacances ! » Il y avait là ce mélange d’enfance, de jubilation, d’audace et une certaine forme de légèreté. Les enfants s’étaient retrouvés dans un monde où l’urgence, la mort et l’inconnu se mêlaient aux jeux, à l’espoir, à l’engagement et à la nécessité de grandir vite.

Après la rencontre avec mon producteur, Didier Brunner, il a fallu écrire, ce qui a été une autre aventure ! Heureusement, j’ai rencontré Sébastien Oursel et Guillaume Mautalent sans qui rien n’aurait eu cette force, ce rythme.