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Ernest et Célestine

Ernest et Célestine

Un film réalisé par Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier

D’après les albums de Gabrielle Vincent publiés par les Editions Casterman

Avec les voix de Lambert Wilson et Pauline Brunner

Copyright : © 2012 Les Armateurs / Maybe Movies / StudioCanal / France 3 Cinéma / La Parti Production / Mélusine Productions / RTBF (Télévision belge)

Durée : 80’

Genre : Long métrage d’animation en 2D

Nationalité : France, Belgique, Luxembourg

Cible : A partir de 4 ans

Date de sortie en salles en France : 12/12/2012

 

L’HISTOIRE :
Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi…
 

Crédits

Producteurs délégués : Didier Brunner, Philippe Kauffmann, Vincent Tavier, Stéphan Roelants et Henri Magalon

Producteur exécutif : Ivan Rouveure

Coproducteurs : Les Armateurs / Maybe Movies / StudioCanal / France 3 Cinéma / La Parti Production / Mélusine Productions / RTBF (Télévision Belge)

Œuvre d’origine : « Ernest et Célestine » de Gabrielle Vincent

Adaptation : Daniel Pennac

Graphisme : Zyk et Marisa, Seï Riondet

Réalisation : Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier

Montage : Fabienne Alvarez-Giro

Musique originale : Vincent Courtois

Paroles : Thomas Fersen

Distribution salle, TV et vidéo France : StudioCanal

Distribution Internationale : StudioCanal

Droits dérivés France : StudioCanal

Edition littéraire : Casterman

Agence de promotion : Mercredi

 
Avec le soutien de Eurimages Fonds du Conseil de l’Europe, Programme Media de l’Union Européenne, Région Ile-de-France en partenariat avec le CNC, Pôle Image Magelis avec le soutien du Département de la Charente et de la Région Poitou-Charentes en partenariat avec le CNC. Avec la participation du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée, CANAL +, CINE+, FRANCE TELEVISIONS. Avec le soutien de la PROCIREP et de l’ANGOA-AGICOA. Produit avec l’aide du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et de VOO (TV-NET-TEL). Avec la participation de la Région Wallonne. Réalisé avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement Fédéral Belge, Casa Kafka Pictures, Isabelle Molhant, Casa Kafka Pictures Movie Tax Shelter empowered by Dexia. Avec la participation de la RTBF et du Fonds national de soutien à la production audiovisuelle du Grand-Duché de Luxembourg

PRIX
César du meilleur film d'animation 2013 / Festival de Cannes 2012 mention spéciale SACD dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs / Magritte du cinéma 2014 en Belgique : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur son...

Bande-annonce

Interview de Didier Brunner

ENTRETIEN AVEC DIDIER BRUNNER – Producteur du film
 
À l’origine, il y a vingt beaux petits livres illustrés par Gabrielle Vincent, des histoires simples qui enchantaient ma fille Pauline, quand je les lui lisais le soir au chevet du lit. Ses protagonistes sont un ours et une souris unis par une complicité improbable.
Comment ces deux êtres si différents l’un de l’autre, issus de deux mondes qui s’ignorent - ce gros balourd d’ursidé et cette mignonne souricette - se sont-ils connus ? Pourquoi se sont-ils liés d’une si indéfectible amitié ?
Chaque soir, en quittant cet univers tendre et modeste à la Chaplin, ces questions nous intriguaient…
C’est en essayant d’y répondre que le projet d’adapter l’œuvre de Gabrielle Vincent pour le cinéma s’est doucement imposé.
L’auteur, il faut le dire, était farouchement opposée à la transposition de son œuvre à la télévision et par extension, au cinéma.
C’était en 1998. Elle décède en 2000. En 2008 j’apprends que Casterman, l’éditeur, propose les droits d’adaptation pour une série. Je le contacte rapidement et suggère une adaptation cinématographique, car seul le soin artistique apporté à la réalisation d’un long métrage d’animation pourra rendre hommage à la qualité des dessins de Gabrielle Vincent.
 
Mais à qui confier le scénario ?
Le jour où j’ai appris la disponibilité des droits d’adaptation, je venais de terminer la lecture de Cabot-Caboche de Daniel Pennac, l’intuition me vint de lui proposer de concevoir et écrire le script. Il m’apprend alors à quel point cette intuition était juste… pour des raisons touchantes qu’il évoque dans l’entretien reproduit ici.
 
Et à qui confier la réalisation ?
Le hasard qui fait décidément bien les choses me mit entre les mains le DVD de LA QUEUE DE LA SOURIS, film de fin d’études du jeune cinéaste Benjamin Renner, réalisé au sein de l’école de la Poudrière. Je le contacte, lui raconte mon projet, et lui adresse quelques albums d’Ernest et Célestine.
Dans les 3 jours qui suivent, Benjamin m’envoie deux petites scénettes animées, simples, nerveuses et magistrales ! Leur crayonné, leurs poses et leur gestuelle réinterprètent avec virtuosité et respect l’expressivité vive et tendre des dessins de Gabrielle Vincent.
La rencontre improbable d’un romancier chevronné et talentueux et d’un réalisateur inexpérimenté mais subtilement intuitif me faisait rêver d’une belle aventure, jalonnée de vraies surprises.
Se sachant novice et craignant d’assumer seul la gestion de ce gros paquebot qu’est un studio d’animation avec quarante techniciens et artistes à bord, Benjamin voulait être épaulé et parrainé pour son travail de mise en scène. Il fallait trouver des coréalisateurs tuteurs.
J’ai proposé à Vincent Patard et Stéphane Aubier (alias Pic Pic André) de venir le conforter et de coréaliser. Ils ont apporté la «Belgium touch», leurs notes d’humour et une couleur Wallonne dans cette transposition du petit monde de poésie et d’émotions de leur compatriote Gabrielle Vincent.
J’ai laissé carte blanche à Benjamin pour choisir les artistes décorateurs, les coloristes, le chef animateur, le compositeur de la musique originale, les voix des comédiens et le directeur de casting.
Il a su intuitivement réunir autour de lui des talents remarquablement adaptés au projet, une équipe en symbiose avec la folle ambition du film : célébrer la virtuosité graphique du dessin de Gabrielle Vincent.
Rêvé au bord du lit de Pauline, ma fille, financé et commandité en tant que producteur, je voulais impérativement que ce projet devienne un film d’auteur… et c’est ce qui est advenu.
Le film que vous allez découvrir est signé de Daniel Pennac et Benjamin Renner, un écrivain mûr et un bébé réalisateur qui est la révélation de l’aventure cinématographique d’ERNEST ET CÉLESTINE !

Interview de Lambert Wilson

Comment te prépares-tu avant l’enregistrement ?
Avec Benjamin Renner, le réalisateur, on a commencé très tôt, presque à l’aveuglette, avec simplement des dessins très sommaires. C’est beaucoup plus facile de faire simplement du doublage une fois que le film est entièrement fait. A ce moment-là, on sait exactement où il faut aller. Alors que là, on était en liberté totale, d’une certaine façon. Il fallait interpréter les personnages sans savoir complètement ce qu’allait être l’animation et le dessin.

Tu utilises beaucoup ton corps pendant l’enregistrement…
Je crois que tout passe par le corps systématiquement. Il ne faut pas trop intellectualiser, il faut tout de suite transformer sa réflexion en langage corporel.

Parle-nous de la chanson d’Ernest.
Il faut chanter comme le personnage chanterait. On ne peut pas simplement chanter comme soi-même on ferait. Donc, j’essaie toujours de me remettre à l’esprit l’image du personnage, d’avoir un modèle. J’adore chanter, dès qu’il y a de la musique je suis partant. C’est la cerise sur le gâteau qu’il y ait une chanson. J’ai étudié le chant pour pouvoir faire ce genre de chose, c’est-à-dire qu’en tant qu’acteur, quand on me demande de chanter une chanson, je peux le faire. Techniquement, ça suit…

Pourquoi doubler un film d’animation ?
Dès qu’on me propose, je suis partant parce que je trouve ça très rafraichissant, très divertissant dans mon métier de comédien. Comme on n’est pas à l’image, on se sent beaucoup plus libre de jouer. On peut transformer sa voix, faire de l’action, de l’humour, avec uniquement l’instrument vocal. Je trouve ça très drôle à faire. On demande de plus en plus à des comédiens, et pas simplement des doubleurs, d’interpréter des personnages dans des dessins-animés car on demande du jeu. On demande vraiment une interprétation vocale et je trouve ça très passionnant à faire.